L’arbitrage : une affaire familiale

Louis et Yann, accompagnés de leur papa, Stéphane Ragoucy, nous ont raconté comment ils se sont pris de passion pour l’arbitrage du rugby.

 Louis, 24 ans, a d’abord débuté par l’arbitrage du judo sur les conseils de sa professeure. Il a alors pu appréhender le sport d’une autre manière, avec un autre regard.  Il est ensuite passé à l’arbitrage du rugby, qui demandait d’autres exigences et d’autres capacités.

« J’y ai découvert l’exigence physique, la concentration et la vitesse de décision requise, la complexité des règles,  la gestion des équipes et des coaches, la rigueur administrative nécessaire »

C’est à cause de sa formation professionnelle de kinésithérapeute que Louis a dû interrompre sa propre carrière de joueur de rugby, ne pouvant pas exercer sous la menace des blessures régulières. Aujourd’hui, arbitre en Fédérale 3, il a pu intégrer le Pôle Excellence du CIFR. L’arbitrage est pour lui devenu une réelle passion, une façon de vivre son sport différemment, sans être un mauvais substitut, l’arbitrage est une pratique à part entière.

 Une pratique à laquelle son plus jeune frère, Yann, a lui aussi cédé. Jeune joueur de rugby, il avait une fâcheuse tendance à s’énerver contre les décisions arbitrales qu’il trouvait injustes. Ce qui animait, de toute évidence, des débats familiaux. Il s’est laissé tenter par l’arbitrage en passant la formation « je joue arbitre ». Ayant pris goût à cette pratique à ses 16 ans, il a choisi de passer la formation ACF. « En plus de me faire découvrir le rugby sous un nouvel angle, l’arbitrage m’a permis de progresser en tant que joueur, tant sur le jeu que sur la maturité. »

 Et c’est leur papa, Stéphane, qui explique le mieux leurs relations de frères arbitres.

« Ils en tirent un mélange de rivalité et de complicité. Beaucoup de partage et d’échanges quand l’un va voir l’autre arbitrer, quand l’aîné coach le cadet. » 

 C’est une fierté pour le papa de pouvoir voir ses deux fils s’épanouir grâce au rugby. Il concluait de la façon suivante :

« Et si je ne crois pas que j’aurais l’occasion de voir mes deux fils jouer ensemble, un match de rugby en compétition, j’espère bien les retrouver tous les deux arbitres d’un même match officiel. Si ce jour-là, leur coopération est aussi animée que leurs discussions devant les matchs professionnels,  je connais des joueurs qui vont être surpris. Je suis vraiment très fier de leur engagement arbitral … et puis, sans arbitre … pas de match ! »